Deuxième vague de Covid : l’ODEP suggère des reformes pour faciliter le financement

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La deuxième vague de Covid est déjà dans nos murs. En dépit de l’attitude de doute des uns par rapport à la similarité des décisions des gouvernants de la RDC et ceux d’autres pays dont la France en particulier, et de l’esprit critique des autres sur l’inefficacité du couvre-feu estimant que la raison n’est pas sanitaire, l’heure est venue de penser à comment toutes ces démarchages vont être financés.

Sur ce point, l’Observatoire de la dépense publique (ODEP) n’est pas resté amorphe. Dans un communiqué publié sur son site ce mardi 22 décembre, cet organisme conseille au gouvernement de « donner la priorité aux reformes des finances publiques ». Il évoque notamment cinq reformes :

1. La lutte contre les coulages des recettes donc un encadrement très contraignant des régies financières par une surveillance au quotidien des Institutions Supérieures de Contrôle dont la Cour des Comptes et de l’Inspection Générale des Finances ;

2. La réhabilitation de tous les contrôles : administratifs, juridictionnels et parlementaires. Il faut doter tous ces instruments d’encadrements des finances publiques des moyens matériels, humains et financiers conséquents pour sécuriser la mobilisation des recettes publiques ;

3. Il faut mettre fin aux exonérations fantaisistes en revisitant tous les régimes fiscaux d’exception et placer toutes les exonérations sous surveillance et contrôle de la Cour des Comptes et de l’Inspection Générale des Finances ;

4. Il faut une bonne collaboration entre l’APLC et les autres acteurs de la lutte contre la corruption notamment le pouvoir judiciaire, les Institutions étatiques de la lutte, la Société Civile et le secteur privé ;

5. Il faut notamment réduire drastiquement le train de vie de l’Etat, réduire de 80% la taille du cabinet du Président de la République, du Premier Ministre et des Ministres. Il faut dépouiller la Présidence de la République de toutes ces cellules qui l’entourent dont les activités relèvent des Ministères notamment l’Agriculture, les Infrastructures, l’Energie, etc… Il faut récupérer toutes les dépenses obscures inscrites au budget en faveur de la riposte contre la Covid- 19 : frais de recherche, frais d’interventions économiques et sociales, etc.  

« Toutes ces mesures qui ne sont pas limitatives vont permettre un réel encadrement de la mobilisation des recettes qui peuvent atteindre non seulement les minimas soit 6,8 milliards mais aller au-delà. De cette manière, nous disposeront en priorité de nos ressources propres pour la mise en œuvre du PMUAIC, et faire face aux autres exigences du développement », conclut le communiqué signé le Président du conseil d’administration, Florimond MUTEBA TSHITENGE.

Par Eddy Kazadi

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